Hanche à ressaut : causes, symptômes et traitement

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La hanche à ressaut nommée aussi coxa saltans ou « snapping hip » est une anomalie fonctionnelle liée à la tension excessive de la bandelette de Maissiat (ilio-tibiale ou fascia lata) qui glisse brusquement sur le grand trochanter (relief osseux) lors de certains mouvements. Elle est ressentie par le patient comme un claquement ou un accrochage de sa hanche.

Signes et symptômes de la hanche à ressaut

Le patient le connaît bien, souvent de longue date, et le reproduit volontairement à la demande. Il peut déclencher le ressaut et la douleur en passant de la position assise à la position debout et en faisant une adduction de la hanche.

Il faut rappeler que la présence du tonus musculaire est indispensable pour la production du ressaut, mettant en tension la bandelette sur le relief trochantérien.

Les patients peuvent déclencher le ressaut et la douleur en passant de la position assise à la position debout et en faisant une adduction de la hanche.
Les patients peuvent déclencher le ressaut et la douleur en passant de la position assise à la position debout et en faisant une adduction de la hanche.

Il peut devenir douloureux de façon parfaitement authentique à force de se répéter, surtout chez le sportif mais pas seulement, probablement par réaction inflammatoire des bourses séreuses entourant la structure responsable du ressaut. Il existe souvent une douleur à la palpation de la bourse trochantérienne, indiquant la présence d’une bursite.

Causes du ressaut de la hanche

tflLe ressaut est dû au passage brutal de la bandelette iliotibiale (ou bandelette de Maissiat) sur le relief osseux formé par le grand trochanter. La bandelette iliotibiale est une épaisse lame aponévrotique qui s’étend de la crête iliaque à l’extrémité supérieure de la face latérale du tibia.

Les constatations peropératoires montrent qu’il existe toujours un fort épaississement de sa partie postérieure au niveau du trochanter.

On peut expliquer la symptomatologie douloureuse, lorsqu’elle existe, par des remaniements inflammatoires de la bourse séreuse qui sépare la face profonde de la bandelette du relief osseux.

Examens complémentaire à réaliser

Ils ne sont nullement nécessaires au diagnostic.

• L’examen radiographique de la région trochantérienne par des incidences centrées est indispensable à la recherche d’une éventuelle anomalie locale.

• Les radiographies de la coxofémorale le sont aussi pour éliminer une coxopathie quelle que soit sa nature.

• Il en est de même de radiographies du rachis, surtout si des irradiations des douleurs vers la cuisse existent.

• L’échographie peut avoir son utilité pour rechercher une atteinte des bourses sérieuses autour de la bandelette ilio-tibiale.

Traitement de la hanche à ressaut 

Dans la majorité des cas, le ressaut latéral ne relève d’aucun traitement.

Cependant, après avoir tout éliminé, force est de constater que le ressaut peut parfois, effectivement, être responsable de douleur et, dans ce cas, le traitement s’impose.

Le traitement initial de la hanche à ressaut peut être brièvement conservateur, et reposer sur des antalgiques simples, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou des inhibiteurs de la cyclo- oxygénase-2 (COX-2). Il importe d’informer les patients d’éviter les activités répétitives pouvant être à l’origine du syndrome, comme le fait de courir sur du sable. Si l’état du patient ne s’améliore pas rapidement, l’infiltration constitue l’étape suivante.

Les exercices de rééducation

Le but des exercices de rééducation kinésithérapiques est principalement l’étirement de la structure responsable du ressaut, pour en diminuer la tension. Ce sont des exercices d’étirement du psoas par le kinésithérapeute et également d’auto-étirements (par séries régulièrement répétées et longtemps poursuivies).

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On peut y associer un travail de renforcement musculaire des rotateurs (concentrique) et des fléchisseurs et extenseurs (excentrique).

Traitement chirurgical

Il ne peut être envisagé qu’en dernier recours et dès lors qu’il n’existe aucun doute sur la responsabilité du ressaut.

De nombreuses techniques ont été proposées, mais elles se résument à deux orientations :

– la fixation de la bandelette iliotibiale sur le trochanter : cette technique semble devoir être rejetée du fait de nombreux échecs, chiffrés jusqu’à 50 % ;

– l’allongement de la bandelette iliotibiale : C’est la technique la plus employée.

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