Précaution d’usage des PRP (plasma riche en plaquettes)

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Aucune contre-indication médicale absolue n’est associée à l’usage des PRP (plasma riche en plaquettes)  en thérapeutique. Le caractère autologue du PRP évite tout risque d’incompatibilité et de transmissions de maladies contagieuses par voie sanguine.

En revanche, peu de travaux se sont intéressés à la modification dans le temps du contenu du PRP, en fonction de la durée et du type de stockage (congélation). Par ailleurs, compte tenu de la présence de facteurs de croissance dans les PRP et de leurs effets potentiels sur la carcinogenèse, une mise en garde est souvent formulée contre son utilisation à proximité de tissus de nature cancéreux ou dysplasique.

En termes de co-prescription, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de par leur rôle sur l’inhibition plaquettaire, sont à proscrire autour de l’injection, dans un délai variant de 48 heures à une semaine.

L’absence d’effets indésirables graves rapportés dans la littérature peut paraître de prime abord rassurant vu les nombreuses utilisations désormais dans le domaine ostéo-articulaire. Il demeure cependant étonnant de ne pas retrouver de complications infectieuses type arthrite septique post-injection pour un traitement intra-articulaire même si les PRP pourraient avoir un potentiel effet anti-microbien.

Les effets indésirables les plus rapportés sont les douleurs dans les suites de l’injection, qui semblent plus fréquentes qu’avec les corticoïdes injectables et les acides hyaluroniques et corrélées à la concentration en plaquettes. Certains auteurs préconisent d’ailleurs que les injections de PRP se fassent exclusivement sous écho-guidage pour s’assurer du bon positionnement de l’aiguille.

Référence : Revue du rhumatisme – Paul Ornetti, Geoffroy Nourissat, Francis Berenbaum, Jérémie Sellam, Pascal Richette et Xavier Chevalier.

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