L’électromyogramme ou EMG : principe diagnostic et intérêts

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L’électromyogramme (EMG) est un examen médical complémentaire utilisant les courants électriques pour étudier la fonction des nerfs et des muscles. Il sert à détecter et à évaluer les atteintes nerveuses périphériques et les maladies musculaires.

C’est un examen qui dure environ 30 minutes, il doit être prescrit par un médecin (neurologue, rhumatologue, orthopédiste, médecin rééducateur, … ).

L’examen se déroule en deux temps

– L’exploration nerveuse qui étudie la conduction électrique des différents nerfs, d’abord des nerfs moteurs (responsables de contraction musculaire) puis des nerfs sensitifs (responsables de la sensibilité). La contraction musculaire ou la sensation induite permettra de mesurer le temps mis par l’impulsion pour arriver au muscle, la vitesse de conduction du nerf et l’amplitude de la réponse.

– L’exploration musculaire qui étudie un muscle déterminé, d’abord au repos puis en contraction volontaire, grâce à une aiguille-électrode légèrement enfoncée dans le muscle et reliée à l’appareil d’EMG. Chaque muscle étant innervé par un nerf particulier, les anomalies observées permettent de déduire l’importance de la lésion. Selon les troubles présentés, l’EMG s’intéressera à des régions du corps différentes, il n’existe donc pas d’examen standard.

Les indications de l’électromyogramme 

L’électromyogramme fait partie des examens complémentaires pratiqués en cas de suspicion d’un trouble au niveau du système nerveux périphérique. Parmi les symptômes évocateurs, on peut notamment citer les douleurs musculaires, la fatigue musculaire, les fourmillements et les troubles de la motricité. L’EMG peut notamment être utile pour révéler :

– des lésions traumatiques des nerfs (après un accident de la route par exemple)
– des lésions nerveuses dues à une maladie (ex. : neuropathie diabétique)
– la compression d’un nerf (ex. : syndrome du canal carpien)
– de la myasthénie (maladie chronique caractérisée par une mauvaise transmission nerf/muscle)
– des myopathies (maladies dégénératives des muscles)

Comment se fait la lecture

Les résultats des EMG présentent les valeurs obtenues en comparant les deux côtés successivement, par exemple aux épaules, puis aux coudes et enfin aux poignets. Cette présentation permet une lecture comparative aisée et rapide.

Le médecin recherche d’abord une différence entre les résultats du côté droit et du côté gauche concernant la vitesse de conduction et/ou l’amplitude du potentiel. Il note ensuite la localisation du début de l’anomalie. Un ralentissement ou une baisse d’amplitude du signal du nerf médian au niveau du canal carpien, ou du nerf cubital au niveau du coude, indique que le nerf est comprimé à ce niveau. On parle alors de mono-neuropathie.

Si tout est bien symétrique, le médecin analyse l’amplitude des réactions nerveuses et musculaires. Une atteinte distale et symétrique, surtout sensitive, des quatre membres évoquera une polyneuropathie… alors qu’une atteinte à la fois distale et proximale signalera une polyradiculonévrite.

Enfin, un ralentissement des vitesses de conduction évoquera une atteinte des gaines de myéline protectrices entourant les nerfs (lésion démyélinisante).

Quels sont les risques de l’électromyogramme ?

L’électromyogramme ne présente pas de risques particuliers. On peut cependant retenir que, parfois, la pose d’une électrode aiguille entraîne la formation d’un petit hématome. Il est le plus souvent indolore. Si une aiguille est implantée, elle ne fait pas plus de mal qu’une piqûre  » normale « . La perception des impulsions électriques, sans être vraiment douloureuse, peut entraîner une sensation désagréable.

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