Paris, France – Le couperet est tombé, les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique seront déremboursées à partir du 1er juin, selon un décret paru mardi dernier au Journal Officiel.

Selon le gouvernement, ces solutions viscoélastiques présentent « un service rendu insuffisant pour leur maintien au remboursement. »

Cette décision a déclenché la colère des rhumatologues. Dans une lettre envoyée à Marisol Touraine, les membres du Collège français des médecins rhumatologues, de la Société française de rhumatologie et du Syndicat national des médecins rhumatologues, et le président de l’Aflar écrivent :

«Nous sommes en colère, car outre la diminution des possibilités de traiter les patients arthrosiques, nous savons que ceux qui vont pâtir le plus de ce déremboursement sont les patients pauvres. C’est pour eux une double peine : malade et dans l’incapacité d’accéder à des soins par manque de moyens financiers. Quelle injustice !»

Selon le quotidien Le Parisien, le ministère de la Santé a fait savoir qu’il restait sur le marché une version médicament de l’acide hyaluronique injectable ayant la même finalité thérapeutique que la version dispositif médical visée par le décret.

Injection d’acide hyaluronique dans le genou pour soulager l’arthrose
Principe d’action des injections intra-articulaires d’acide hyaluronique

Toutefois, selon les médecins interrogés, « elle est moins performante et nécessite des injections plus fréquentes ». Par ailleurs, cette version n’est plus remboursée qu’à 15 % par l’Assurance maladie ; un taux qui autorise les complémentaires santé à ne pas la prendre en charge.

Sources : www.medscape.com

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