L’une blanche, l’autre noire et pourtant elles sont jumelles (Explication)

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À l’école, ni leurs professeurs ni leurs camarades ne les confondent. Lucy et Maria Aylmer, 18 ans aujourd’hui, sont des jumelles anglaises. Pourtant, elles ne pourraient pas être plus différentes l’une de l’autre. Lucy a la peau très pâle, les yeux bleus et les cheveux roux tandis que Maria est métisse avec des yeux marron et la chevelure noire et crépue.

“Personne ne croit que nous sommes jumelles. Même quand on s’habille pareil, on n’a pas l’air d’être sœurs, encore moins jumelles. Des amis nous ont même demandé de leur montrer notre certificat de naissance. Les jumeaux sont connus pour faire des blagues en échangeant leur identité. Nous, on n’a jamais pu faire ça”, confie avec humour, Lucy, à la presse britannique.

Cela arrive une fois sur un million

Une gémellité un peu particulière donc, qualifiée par les experts de “rarissime”. Et pourtant, si ce phénomène est susceptible de se produire une fois sur un million, il s’explique de manière scientifique. Donna, la maman des deux jeunes filles, est d’origine mi-anglaise, mi-jamaïcaine. Leur père, quant à lui, n’a parmi ses ancêtres que des Britanniques.

Or, Lucy et Maria sont en fait des jumelles dizygotes – c’est-à-dire de fausses jumelles : elles proviennent de deux ovules différentes, fécondées en même temps par deux spermatozoïdes différents.

Contrairement aux vrais jumeaux, les faux héritent des gènes différents. Lucy n’aurait donc reçu que les gènes de ses ancêtres blancs et Maria, ceux de ses ancêtres à la peau noire. Les trois autres frères et sœurs de la famille eux, sont tous métis.

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